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Titre
PROMOTION DE LA LANGUE WOLOF À TRAVERS LA LITTÉRATURE : UN ENGAGEMENT CONCRET POUR L’ÉCRIVAIN SÉNÉGALAIS CHEIK ALIOU NDAO
Date
10/09/2025
Résumé
À l’exception du swahili en Afrique de l’Est, presque tous les pays de l’Afrique noire ont
adopté la langue du colonisateur comme langue officielle, alors qu’on y note la présence de
plusieurs langues africaines ou langues locales. Ce statut de langues minorées, pour la
plupart des langues nationales africaines dans leurs propres terroirs, pousse depuis
plusieurs décennies des intellectuels, des linguistes et des politiques à se pencher sur la
question de leur valorisation/revalorisation à travers leur promotion. Au Sénégal, le
précurseur de cette démarche, dans le domaine de la littérature, est sans nul doute le
romancier sénégalais Cheik Aliou Ndao. En effet, face à l’hégémonie de la langue
française, Ndao a pris sur lui d’écrire dans sa langue maternelle, avec la publication de
son premier roman Buur Tileen Roi de la Médina (1972). Ce qu’il a réitéré en 1997 avec la
publication de Mbaam-Dictateur, roman auto traduit du wolof vers le français. Comment
la traduction de ce texte en français peut-elle participer à la promotion du wolof ? L’intérêt
principal de cet article est de nous questionner, à travers ce roman, sur les stratégies
adoptées afin de promouvoir la langue wolof face à un statut privilégié du français en tant
que langue officielle.
Mots clés : Littérature, Oralité, Langue wolof, Traduction, Promotion.
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